TROUBLES DES APPRENTISSAGES ET DU DEVELOPPEMENT COGNITIF
DYSLEXIE DE DEVELOPPEMENT :
Etude de l'impact du traitement postural sur la réduction des troubles cognitifs chez les dyslexiques de développement (Responsable scientifique de l'étude)
=> Les résultats de l'étude sont connus depuis l'été 2005 et le premier rapport, à l'intention des financeurs, a été rédigé dès octobre 2005.
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Deux publications officielles ont été rédigées : l'une à destination d'une revue médicale et l'autre pour les actes du congrès de l'API (Assoc. de Posturologie Internationale) du mois de janvier 2006 au cours duquel les résultats de l'étude ont été présentés.
L'article original de l'étude, présentant des résultats partiels, est paru dans le Journal Français d'Ophtalmologie du mois d'avril 2007. Les actes du congrès de l'API ont été publiés sans l'article de la conférence de présentation des résultats.
Lire le document téléchargeable sur le site de Coridys :
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Cette étude, conduite de 2003 à 2005, est partie du postulat qu'un trouble de la posture dénommé "SDP" ou "syndrome de déficience posturale" ou "syndrome de déficience proprioceptive" (quel que soit le nom qu'on lui donne) pouvait être responsable des déficits dyslexiques. Aujourd'hui, certains spécialistes de la posture n'hésitent pas à qualifier le SDP de "mythe" :
Lire le document au lien suivant (en particulier le 2e résumé, paragraphes "Traitement ou Miracle ?" et "Conclusions") :
http://pmgagey.club.fr/SDPCritique.htm
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En bref, deux groupes d'enfants dyslexiques ont été évalués dans cette étude, avant et après traitement. Les enfants du premier groupe avaient un traitement postural complet et les enfants du deuxième groupe avaient un traitement neutre.
Les examens neuropsychologiques, réalisés avant et après traitement, ont porté sur quatre grands domaines connus pour être déficitaires dans la dyslexie de développement : les processus de lecture proprement dits (1), les activités lexicales dont l'orthographe (2), les processus phonologiques (3) et les mécanismes métaphonémiques (4).
Détails : les outils d'évaluation utilisés regroupent divers tests traditionnels commercialisés et de nouvelles épreuves mises au point par des chercheurs de l'université spécialisés en psychométrie pour cette étude afin de récolter le maximum d'informations sur l'expression des processus cognitifs des enfants avec et sans traitement. Comme habituellement dans les protocoles de recherche, les épreuves mises au point ont été prétestées sur un petit nombre de dyslexiques et de non dyslexiques pour corriger certains items au sein des épreuves et obtenir une différence significative entre dyslexiques et non dyslexiques. Bien que ce ne soit pas l'objet de cette étude (puisque les dyslexiques n'ont pas été comparés à des non dyslexiques, mais à d'autres dyslexiques dans un second groupe), les épreuves utilisées dans l'étude ont montré leur sensibilité à la dyslexie.
Les différences entre les deux groupes n'ont été observées que pour les processus de lecture (1) : le groupe sous traitement postural a légèrement progressé par rapport au groupe sous traitement neutre, mais il est loin d'avoir rattrapé le retard qu'il avait accumulé (1,5 mois rattrappé pour 45 mois de retard en moyenne, plus que 43,5 mois de retard). Les trois autres secteurs cognitifs (2) (3) (4) ne se sont pas améliorés en dépit du traitement postural.
Si l'on compare l'âge de lecture en début et fin de traitement, trois des enfants prismés n'ont pas progressé dans les activités de lecture : l'un est resté stable et deux autres ont réduit leur âge de maîtrise lexicale. Ce constat pose déjà la question d'un éventuel effet secondaire du traitement qu'il conviendrait d'étudier plus précisément. Il reste encore à comparer le "retard en lecture" en début de traitement au "retard en lecture " en fin de traitement (données obtenues, mais non publiées). On peut s'en faire une idée à la lecture de l'article puisque, en moyenne, les enfants sous traitement ont rattrapé 1,5 mois de retard en lecture sur 6 mois de traitement : ils vieillissent de 6 mois pour un gain de 1,5 mois en lecture...
Sur les difficultés propres à la dyslexie (lecture, orthographe, phonologie, etc.), le traitement parait donc ne pas fonctionner. En revanche, certains effets positifs paraissent se dégager au plan comportemental : sous traitement, certains enfants agités "paraissent" plus calmes, plus posés et disent avoir moins souvent mal à la tête et moins souvent de douleurs musculaires. Ces troubles ne font pas partie du tableau clinique de la dyslexie et donc, ne sont pas présents chez tous les dyslexiques. Encore faudrait-il les étudier précisément en toute objectivité.
La réflexion doit maintenant s'organiser autour du rôle du système proprioceptif dans la dyslexie, qui ne semble pas au coeur des difficultés du dyslexique. Il conviendrait déjà de démontrer l'existence du "syndrome de déficience posturale", mise en cause par des spécialistes du domaine. Ensuite, il faudrait montrer la présence d'un trouble postural chez tous les dyslexiques dans une étude rigoureuse et examiner de très près les éléments qui composent le traitement du "syndrome postural", en particulier les prismes qui modifient inévitablement l'angle d'incidence des images sur la rétine (ce qui n'est peut-être pas anodin sur un organisme qui n'a pas terminé sa maturation).
Ensuite, il s'agit de savoir si la dyslexie est réellement une indication du traitement postural : en effet, si les prismes sont connus depuis très longtemps pour agir sur les muscles, lever les contractions musculaires, etc., rien n'indique une action positive sur les fonctions cognitives déficitaires dans la dyslexie ou dans d'autres atteintes chez l'enfant.
Dans tous les cas, avant que cette méthode ne soit diffusée, il est nécessaire de poursuivre les recherches par des études multiples, rigoureuses et totalement indépendantes, dans la dyslexie comme ailleurs.
SYNDROMES NEUROGENETIQUES RARES DE L'ENFANT : NEUROPSYCHOLOGIE DU SYNDROME DE WILLIAMS ET BEUREN
1) Etude de la sensibilité au genre en langue française
(en collaboration, protocole de psychologie du langage)
2) Etude de la reconnaissance faciale des émotions
(en collaboration, protocole de psychologie cognitive)
3) Etude de la morphologie corticale et calleuse en relation avec les aptitudes visuo-spatiales
(en collaboration, protocole de neuroimagerie et de neuro- psychologie cognitives)