LE NEUROPSYCHOLOGUE
L'un des points cruciaux en matière de troubles cognitifs du développement est le diagnostic précis des fonctions cognitives qui sont touchées.
Dans la dyslexie, par exemple, il y a les activités de lecture et l'orthographe. Mais il y a aussi, à des degrès divers selon les cas, les fonctions attentionnelles, les aptitudes phonologiques et métaphonologiques (manipulation des sons du langage), les aptitudes visuo-spatiales, praxiques, graphiques, etc., en bref, toute une constellation de perturbations fonctionnelles qui peuvent intervenir sur les activités de lecture. Identifier ces déficits, c'est permettre la mise en oeuvre d'une aide qui tiendra compte de ces aspects et c'est la mission du neuropsychologue.
D'une manière générale, avant la mise en place de tout traitement, quel qu'il soit, il est fondamental d'avoir, à côté du bilan orthophonique, un bilan neuropsychologique très précis et multi-dimensionnel pour éclaircir et situer le niveau des perturbations. La prise en charge rééducative qui en résulte concerne ensuite l'orthophoniste, le neuropsychologue, le psychomotricien, le pédopsychiatre, etc. en fonction des indications.
Le neuropsychologue a une formation universitaire de haut niveau, à la fois clinique et de recherche, sanctionnée par un diplôme de Master garantissant ses compétences scientifiques et cliniques. Comme tout professionnel de la santé, il doit, pour exercer, être inscrit sur les listes Adeli de la DDASS et recevoir un numéro d'enregistrement qu'il fait figurer sur tous ses documents, attestant de sa formation. Le numéro Adeli est personnel et doit pouvoir être produit pour tout patient qui en fait la demande (cette mesure est destinée à combattre l'usurpation des titres, notamment en psychologie ou neuropsychologie, par des personnes non qualifiées faisant passer des tests et, bien évidemment, n'écrivant pas de compte rendu).